SANS TITRE

EST-CE LA FIN DE LA PEINTURE CONTEMPLATIVE ?

L’art contemporain est beaucoup de choses. Il est vidéo, il est installation, il est réfléchi, il est mystérieux ; mais l’art contemporain est-il toujours contemplation ? 
Dans les écoles d’art françaises, la question que l’on pose le plus souvent est « D’accord, mais pourquoi ? » : « Pourquoi cette couleur ? », « Pourquoi ce format ? », etc… Comme si tout devait être justifiés, comme s’il n’y avait pas de non choix, ou pas de place pour spontanéité, pour l’intuition. Chaque travail semble avoir besoin d’une réflexion profonde, d’une problématique engagée pour exister comme art dans l’art contemporain. Comme si la peinture contemplative n’avait plus sa place, qu’elle s’était arrêtée à Courbet et Monet. Elle peut être belle, elle peut être contemplée mais elle doit avoir un sens profond et engagé.
Dans cette série, j’ai souhaité prendre le contre pied de ce que l’on attend de nous. L’intuition et le hasard ou devrais-je dire le non choix, ont fait beaucoup. J’apprécie particulièrement travailler la couleur comme sujet (et non pas comme outil pour un autre sujet). Ici, j’ai pu laisser les couleurs dialoguer entre elles sur le papier, entre les papiers. Ces peintures existent pour être contemplées, « il n’y a rien d’autre à voir que la surface de la toile » soit, mais perdez-vous dans vos pensées. Imaginez : une foule, un paysage, une émotion, etc…
Que vous évoque ce rose, quand il se mêle à ce jaune ? 
Que vous évoque ce vert qui domine toutes les autres couleurs de la feuille ? 

Dimensions : variables
Peintures à l’huile sur papier Rives

  • Effusif.ve
  • Explosif.ve
  • La Porte des Enfers (Print)
  • I feel small
  • Miroir, dis moi quel est mon volcan intérieur ?
  • La Reine de Bâton à l’endroit